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Discours sur la faculté de comparaison.
Dans le discours 25 du Likoutei
Moharan, Rav Na'hman de Breslev déclare : "On ne
l'appellera plus penchant au mal, mais simplement faculté de
comparaison". Pour comprendre la nécessité de rebaptiser de
cette manière le penchant au mal, il nous faut définir tout d'abord
ce qu'est la faculté de comparaison. Ce terme est employé dans la
philosophie médiévale, entre autre par Maïmonide1,
qui la définie comme la faculté qui se souvient des impressions des
sens, les associe et les dissocie. Cette notion est empruntée à
Aristote2,
avec quelques nuances. Il semble cependant d'accord avec Aristote sur
le fait que la fonction de la faculté de comparaison est de
collecter les impressions des sens, qui sont conservées dans la
mémoire pour être rappelées ultérieurement et associées (ou
dissociées) fournissant la matière brute de l'imagination. Pour ces
penseurs cette faculté n'est pas l'apanage de l'homme, mais pour la
raison même qu'elle se retrouve chez les animaux, ils en limitent la
fonction à la production "automatique" de chimères par
association et dissociation de souvenirs sensitifs. Elle n'intervient
dans la pensée rationnelle que d'une manière subalterne, et son
interaction avec la raison est au détriment de cette dernière. Pour
ces penseurs la raison humaine n'est pas le produit de la faculté de
comparaison, mais du pur intellect. (à suivre)
1 Chemoneh
perakim, et guide des égarés deuxième partie, 36
2 Physique
humaine, sur l’âme.